Méditations à ciel ouvert…

---------------------------------------Méditations à Ciel Ouvert-------------------------------------------

Nouveau

Le silence vaut mieux que tous les maux….

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7 janvier 2015, j’ai pas envie d’aller au lit
Je préfère prendre un stylo car ce soir je suis Charlie
Nos artisans d’la liberté ont rencontré leur destinée
Ce soir j’écris pour eux parce que je sais pas dessiner
Soyons 66 millions à avoir la même idée
Pour que leurs cartouches d’encre à eux ne soit plus jamais vidées
Laissons des traces indélébiles pour que l’avenir puisse savoir
Que leur talent et leur courage ne vivent pas que dans nos mémoires
Écrivains parolier dessinateurs graffeurs
Musiciens poètes peintres et sculpteurs
Célébrités anonymes, professionnels et amateurs
Faisons en sorte que cet élan s’affiche plus loin que sur Twitter
Des hommes sont morts pour défendre la liberté d’expression
Mais leurs idées doivent rayonner et ne subir aucune pression
Contre l’obscurantisme avec honneur et insolence
A nous de prendre les crayons pour que leur combat ait un sens
J’ai mal à l’être humain, comment en est-on arrivé là ?
Perdu dans c’vacarme la fraternité chante a capela
La barbar’ie grandie sans aucune trace de dignité
en 2015 le monde a perdu toute humanité
Si seulement les mois qui viennent pouvaient me faire mentir
Si seulement ce drame abjecte pouvait nous faire grandir
Puissions-nous nous réunir pour croire ensemble a l’embellie
Quoiqu’il advienne j’ai un stylo car ce soir je suis Charlie
Je suis Charlie je suis Charlie je suis Charlie …

Texte de « Grand corps malade »

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En passant

 

Je m’appuierai si bien et si fort à la vie,
D’une si rude étreinte et d’un tel serrement
Qu’avant que la douceur du jour me soit ravie
Elle s’échauffera de mon enlacement.

La mer, abondamment sur le monde étalée,
Gardera dans la route errante de son eau
Le goût de ma douleur qui est âcre et salée
Et sur les jours mouvants roule comme un bateau.

Je laisserai de moi dans le pli des collines
La chaleur de mes yeux qui les ont vu fleurir
Et la cigale assise aux branches de l’épine
Fera crier le cri strident de mon désir.

         Anna de Noailles

L’image de toi

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Ton image dans la glace

C’est mon plus beau poème

Mais fais vite s’il s’efface

Ce sera mon dernier je t’aime…

Béa

 

Les séparés

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N’écris pas. Je suis triste et je voudrais m’éteindre.
les beaux étés sans toi, c’est la nuit sans flambeau.
J’ai refermé mes bras qui ne peuvent t’atteindre,
Et frapper à mon cœur, c’est frapper au tombeau.

        N’écris pas. N’apprenons qu’à mourir à nous-mêmes
Ne demande qu’à Dieu… qu’à toi, si je t’aimais!
Au fond de ton absence écouter que tu m’aimes,
C’est entendre le ciel sans y monter jamais.

       N’écris pas. Je te crains  j’ai peur de ma mémoire;
Elle a gardé ta voix qui m’appelle souvent.
Ne montre pas l’eau vive à qui ne peut la boire.
Une chère écriture est un portrait vivant.

        N’écris pas ces doux mots que je n’ose plus lire:
il semble que ta voix les répand sur mon cœur
Que je les vois brûler à travers ton sourire
Il semble qu’un baiser les empreint sur mon cœur

    N’écris pas !

 

Marceline-Desbordes-Valmore (1786-1859)

Le baiser de printemps

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Je vous parle d’un baiser de printemps

Geste discret emporté par le vent

Un baiser qui viendrait à vous…Dans le creux de votre cou

Geste de femme vers son amant

Comme cette sculpture sensuelle patinée par le temps

Je vous parle d’un baiser de printemps

Pour nous rejoindre malgré le temps…

Béa

La Légèreté

 

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Ah l’insoutenable légèreté de l’amour qui s’oppose à la gravité du sentiment!!!

 Chercher l’infini c’est fermer les yeux, c’est prendre l’envie du désir

C’est rechercher le plaisir et trouver l’assouvissement d’un moment…

Est-ce une utopie ou un pas sage ?

Les regards se frôlent, les mains se nouent, les passions se dévoilent, les corps comblés se délient

et les envies s’enfuient…

Les cœurs eux restent-ils assoupis ?

Pour qu’un amour soit inoubliable, il faut que les hasards s’y rejoignent dès les premiers instants…

C’est le destin qui vient se graver sur la ligne d’une main….

L’âme est-elle heureuse de cet inachevé?

Il faut pour aimer intensément mettre du sens à cette légèreté,

Elle se doit d’être belle en son instant…

Traces de pas sur le sable de notre vie qui s’effacent mais laissent des souvenirs à tout jamais…

Vouloir revenir sur cette belle plage?

 

L’air est plein du frisson des choses qui s’envolent et des belles amours qui s’ancrent à cette légèreté…

Béa

La Complainte du Vieux Mur

 

 

Un matin d’hiver dans la campagne,

Je me suis arrêtée près d’un vieux mur

J’ai adossé ma tête et les yeux en larmes

Je l’ai entendu me confier dans l’azur

N’ai pas peur de te reposer près de moi

Je suis l’ami et le confident du destin

Je suis hier, aujourd’hui et demain

Près de moi tu ne crains pas le froid

Je veille sur les étoiles et les silences en toi

Les caprices du temps n’ont pas d’effet sur ma pierre

Encore moins les chagrins d’une fée solitaire

Je suis l’ami des ruelles, des chemins et des maisons

Dans mes entrailles la mémoire suit les saisons

Je me chauffe au soleil et aux éclats de lune

A l’un je me confie à l’autre je m’embrume

Je suis le témoin des fêtes oubliées

Du rythme des pas éteints sur les pavés usés

Du poids du passé révélé par les promeneurs

De la rémanence de la vie et des brisures du cœur

L’espérance sculptée par les amours ancestrales

Mettent à nu mon âme minérale

La fleur sauvage vient nicher dans mes recoins

L’herbe folle envahit mon corps avec regain

M’empêchant moi le vieux mur patiné par le temps

D’entrevoir les roses dans les jardins environnants

Un jour je me reposerai dans le bercement du vent

L’ingratitude des hommes annoncera mon trépas

La musique de mes plaintes s’envolera dans l’au-delà

Alors

Amie souviens toi de rester vivante

Car dans la déchirure de la vie s’engloutit le monde

C’est aujourd’hui la saison de sourire car le bonheur est introuvable

L’amour et le partage restent les seules valeurs dans ce monde misérable….

Béa

le Tableau

 

Si je devais peindre ton âme

Ce serait un tableau vivant

On y trouverait des nuages, de la mer et du vent

Une pleine lune dessinée au bout de mon pinceau

Dans un coin, une lueur se fondant dans l’eau


Si je devais peindre ton âme

Ce serait un tableau changeant

Une palette multicolore d’insolites instants

Des tons de gris pour les jours de pluie

Camaïeux de bleus pour les jours heureux


Si je devais peindre ton âme

Ce serait un tableau fascinant 

Une anamorphose dans un jardin secret

Dans un coin mon sourire discret

Trace d’une empreinte indélébile

Esquisse de douceur et de gestes fragiles


Si je devais peindre ton âme

Ce serait un tableau océan

Vagues de pensées dans une mer intérieure

Arc en ciel d’impressions au-delà de l’horizon

Mes sensations comme toile de fond


Béa

L’Heure Trouble

 

 

A cette heure de la nuit, dans la douceur de l’ombre

Elle se prenait à croire qu’elle rivalisait avec les anges

Dans la douceur de son lit elle imaginait la pénombre

Cette heure sensuelle où les désirs se font songes

 

Elle protégeait l’espace dérisoire entre leurs deux âmes

Ce lieu intime où les pensées vagabondent à tire d’ailes

La mémoire avait laissé l’empreinte de cet amour parallèle

Ses nuits se trouvaient troublées par cet appel sensuel

 

Fulgurance des émotions et des mots lorsque l’âme s’ennuie

Volonté d’éloquence des gestes pour emplir les silences qui crient

Vaincre la pesanteur de ce trouble et devenir funambule

Sur ce fil dérisoire qu’est la vie…

 

Dans le jardin des désirs…L’heure trouble naît dans le secret d’une absence…

Béa

La Femme Violon

 

J’ai entendu vibrer ce violon dans la nuit
Complainte du cœur aux accords majeurs
Soliste virtuose dansant sur l’archet de l’âme
Degré de la gamme en bémol sur les sentiments

J’ai dansé sur cette musique crescendo des sens
Harmonie d’une berceuse en notes extasiées
Envol d’une ballade aux sonorités d’eaux
Ode à l’amour et fugue manifeste

J’ai perçu dans ces tonalités d’airs
Le silence de la gamme après les accords
Ces demi-tons de sentiments mués en complainte
Ce jeu de liaison aux accords dissonants

J’ai improvisé l’intensité de la prochaine partition
Jouée en intervalle sur une musique de chambre
Cette belle envolée dérangeant mes silences
Prête à rejouer cette symphonie de chœur

Béa

Le Silence

 

 

On rêve tant de sérénité qu’on finit par l’inventer juste pour soi

C’est un refus ou un reflux de la réalité…Reflux le plus souvent

Refuser c’est comme partir ailleurs…Partir s’envoler sur une île dérisoire

Ailes fragiles….Froissées aux vents

Alors écouter la note très pure du silence en soi

Comme une poésie personnelle

Une musique intime… Petite sœur de solitude…

Béa

Le Geste

 

 

Un geste poétique, un geste de son univers à elle, un geste de tendresse et de douceur

Un geste restant en suspens comme un frôlement sensuel se perdant dans l’au-delà des étreintes

Un geste capté par le regard juste au moment où il allait révéler son intention

Et comme sa trajectoire est interrompue…On reste dans l’ignorance…

Nous voilà contraint à ne voir que la poésie du geste ou à n’imaginer que la poésie de l’intention…

Béa

Le Désir

 

Il est des jours où l’âme entre en résonance avec l’infini de l’autre

Embrasse avec douceur la beauté du monde et fait ployer l’espérance jusqu’à la toucher

La lumière dépose alors en nous comme une folle poussière d’or

Comme si le ciel voulait nous punir en nous accordant ce moment d’éblouissement…

Alors remercier l’astre et mettre mes lèvres au ciel de tes gestes

Le sillage du désir flottant autour de nous….

Béa

La Fragilité

 

 

Elle se dérobe entre de fines strates de silence…

Elle se refuse aux paroles coutumières…

Elle est ailleurs et sous ses paupières fermées se déroule cet ailleurs…

Notre âme est comme du papier de soie qui se déchire…

Impossible de réparer…

Béa

L’art du Secret

 

Il en est des sculptures comme des êtres…

Certains vivent derrière la vitre d’un secret qui les sépare des autres…

C’est une distance infime mais suffisante pour créer un espace de silence parallèle à soi-même…

Lié à Elle…A son amour ou à son secret…

Liens d’une douceur extrême dont elle se refuse à effacer la trace….

Béa

L’Oiseau Bleu

L'oiseau Bleu du Jardin de Béa

L’âme en veille…L’amant veille sur mes écrits

Ne le cherchez pas dans le jour, il est dans mes nuits

Ne le cherchez pas dans ma vie, il est dans ma poésie

Dans l’écriture la main parle…Dans la lecture les yeux devinent les paroles…

L’oiseau bleu s’envole alors pour les souffler à l’infini…de l’homme de ma vie

Béa